Préjugés sur l'autisme

- C'est une maladie mentale.
-Non, c'est une différence neurologique d'origine génétique et environnementale.
 
- Ça se guérit.
-Non, un autiste restera autiste toute sa vie, par contre, un grand nombre d'autistes peuvent s'adapter.
 
- Il faut les aider pour qu'ils aient une normale.
-Les autistes sont faits pour vivre une vie qui correspond à ce qu'ils sont, à leurs personnalités, leurs souhaits et leurs différences. Imposer à un autiste de vivre comme la norme c'est le nuire, on ne peut pas aider quelqu'un en s'opposant à ce qu'il est et ce dont il est fait. L'important n'est pas de vivre comme la norme, l'important est de vivre aussi bien que la norme.
 
- Aucun autiste peut parler.
-Il y en a qui parlent de manière "autonome", d'autres qui parlent avec du retard, d'autres qui parlent uniquement avec des écholalies (répètent ce qu'ils entendent, presque mot par mots).
 
- L'autisme se voit toujours.
-Non, d'autant plus que les autistes sont tous très différents, les médias pont médiatisés des autistes qui se ressemblent, mais en réalité, il y a plus de diversité autistique.
 
- Les autistes n'aiment pas les gens, sont égoïstes, antipathiques.
-C'est faux. Ils ont un déficit d'empathie sociale : ce qui signifie qu'ils ont des difficultés à comprendre le fonctionnement des interactions sociales), cumulé à un déficit d'empathie cognitive : ce qui veut dire qu'ils ont des difficultés à deviner à à comprendre les émotions, besoins, attentes et ressentis des autres; donc, comme ils ne devinent pas ce qu'il y a dans la tête des autres ils ne répondent pas toujours aux attentes et besoins, ce qui, en apparence peut ressembler à de l’égoïsme.
- Ils sont aussi maladroit et sont visiblement vulnérables à la violence psychologique, verbale, physique (et parfois sexuelle), donc des personnes en ont profité. Avec ce vécu, ils peuvent avoir peur que ça se reproduise.
- Ils font aussi une fixation sur certaines choses, surtout sur leurs centres d'intérêt, donc il faut qu'ils fassent l’effort de penser à autre chose.
- sont jugés négativement, ils ont souvent du mal à suivre les discussions longues ou les discussions de groupes et, les interactions sociales les fatiguent intellectuellement ( à cause du déficit d'empathie sociale) et émotionnellement (car leur vécu donne une peur du regard des autres).
- Leurs tentatives dans les interactions sociales ont trop souvent menés vers un échec.
- Ils peuvent paraître froids et sans compassion, sans "sympathie"... uniquement car leurs difficultés d’interactions sociales font qu'ils ne savent pas comment montrer leurs ressentis.
- Les autistes ne sont pas du tout déficitaires au niveau de leurs empathie émotionnelle, d'ailleurs beaucoup d'autistes sont hypersensibles aux injustices, se donnent à des causes humanistes, écologiques, animales.
 
 
Autre idée reçu "nouvelle" sur les autistes Asperger:
- Depuis 2012 les médias ont mis en avant des autistes Asperger adultes, doués, très doués même, intelligents et fiers de l'être, qui arrivent à faire des choses très compliqués.
- Ceci n'est qu'une façade partielle de l'autisme, ses aspects positifs, qui certes peuvent faire partie de l'autisme, n'est qu'un arbre qui peut cacher la forêt :
- La nouvelle idée reçu est : "Les autistes Asperger sont intelligents, donc ils n'ont pas de soucis, donc, n'ont pas besoin d'aides, donc ils peuvent travailler alors s'ils sont aussi nombreux au chômage, c'est que des fainéants et, ils n'ont pas besoin de méthodes comportementales, ni d'allocations, ni d'allocations handicapés".

 

Neurodiversité :
- Les autistes Asperger et autistes de haut niveau ne sont pas "moins compétents" que les non autistes, ils ont des points forts là où les non autistes sont moins forts et des points faibles là où les non autistes sont plus compétant.
- Donc, les non autistes ayants des points forts par rapport aux autistes légers peuvent aider et même se servir des compétences hors-normes que peuvent avoir ces autistes légers. Et vis-versa.
- Dire que les particularités des autistes légers est un problème, revient à prendre un raccourcis en ignorant au passage que leurs principales difficultés ne sont pas vraiment dues à leurs particularités autistiques mais ce qui leur pose vraiment problème c'est que la société est inadaptée à leurs différences, c'est ça génère le handicap le plus lourds pour les autistes légers. Mon pédopsychiatre du Centre de Ressources Autisme disait que "Le syndrome d'Asperger n'est pas un handicap, c'est une différence qui donne un handicap".
- Donc, les autistes légers ont besoin de l'aide de la société à cause de l'inadaptation de la société envers les autistes, de cette société qui ne correspond pas à leurs différences. Mais, à leur tour, les autistes légers peuvent eux-aussi si on leur donne les moyens devenir une aide précieuse pour la société.